Ville de Batna

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Batna (en chaoui Bathenth ), (en tifinagh ⵜⴱⴰⵟⴻⵏⵜ), est une ville d'Algérie, chef-lieu de la wilaya de Batna. La ville de Batna est considérée historiquement comme étant la "capitale" des Aurès. Située à 1058 mètres d'altitude, elle est la 5e plus importante ville du pays et la plus haute agglomération d'Algérie malgré le fait qu'elle ait été construite dans une cuvette entourée de montagnes.

Géographie 

Article détaillé : Aurès.
Carte de l'Algérie (localisation de Batna)
Centre ville de Batna en Algérie

Elle est située dans la région des Aurès, à la jonction de l'Atlas tellien et de l'Atlas saharien. Démographiquement, la wilaya occupe le 5e rang avec une population de 1 128 030 habitants en 2008[4].

Batna a été construite sur un relief en cuvette, entourée de montagnes.

La ville, et plus largement la région des Aurès, est principalement peuplée de berbères chaouis, souvent bilingues parlant chaoui et arabe algérien.

Au nord-ouest, Batna possède un nouvel aéroport international situé à 30 km du centre-ville (code AITA : BLJ).

Histoire de la ville de Batna 

Pour consulter des articles plus généraux, voir : Histoire de l'Algérie et Aurès.
Le mausolée de Medghassen dans les Aurès près de Batna, date de 300 ans avant J.-C. Il s'agit d'un monument numide et du plus ancien mausolée de l'Algérie[5].

Avant la colonisation française 

Articles détaillés : Chaouis et Histoire des Aurès.

La terre de Batna faisait partie de la Numidie et des premiers royaumes indépendants Berbères comme l'atteste le monument de Madracen non loin de la ville. La vallée dans laquelle est installée la ville de Batna faisait jadis partie d'un territoire sous la domination de la vieille ville romaine de Lambèse. Les effets du temps et de l'érosion, notamment des pluies diluviennes et des glissements de terrain, ont peu à peu conduit à l'enfouissement de la ville romaine de Batna et d'une bonne partie des vestiges de la ville de Lambèse. La vallée était habitée par des Berbères chaouis. La tribu Fezzan(Fezazna), d'origine tripolitaine, elle sera concentrée à la Zaouïa de Zmella ou le village de Zmella, situé dans la vallée. Les Français l'ont baptisé à leur arrivée "Village Nègre", car il y avait une population noire les Zenagas (parlent le Berbère subsaharien), des descendants des Sanhadjas. Les Ayth Adi, tribu arabo-berbère possédaient la plus grande partie de la terre de la vallée. Les Ayth Ali, tribu berbère, avaient aussi des parcelles de terre dans cette vallée. Les Ayth Sidi Yahia, tribu berbère, habitaient la vallée jusqu'à Lambèse, eux aussi avaient une zaouïa. Les Ayth Chlihs, tribu berbère étaient également établis dans la vallée et avaient, eux aussi, une zaouïa. Les Hraktas tribu berbère avaient des terres pour leurs pâturages et des lieux saints dans cette vallée.

Les routes étaient protégées par toutes ces tribus contre les Razzias des autres tribus proches et des attaques ottomanes. Le commerce était prospère dans cette vallée, les gens passaient par cette vallée pour aller à Constantine. Ils venaient d' Arris, de Menaa, de Biskra, etc. Le voyage durait une journée à dos de cheval ou d'âne. Plusieurs zaouïas étaient, à cette époque, des lieux de visite mystique de culte des saints.

Pendant la colonisation française 

Article détaillé : Département de Batna.
Armoiries de la ville de Batna

Le 12 février 1844, près de l'endroit de l'embranchement des routes des Batna-Bemelle et Batna-Condorcet et de la Zmella, Henri d'Orléans, duc d'Aumale, lieutenant général de l'armée française menant l'expédition de Biskra, décide de camper à cet endroit. Les traducteurs indigènes dirent N'bet H'na (Batna) (en français qui veut dire bivouac[6], nous passons la nuit ici). Les Français ont cru en entendant les autochtones dire « N'bet H'na » que l'endroit s'appelait Batna. C'est ainsi, raconte-t-on, que le nom de Batna trouve son origine. Se rendant vite compte de la situation stratégique de l'endroit (à mi-chemin entre Constantine et Biskra), l'expédition décida, dès 1844, la construction d'un camp militaire fixe destiné à contrôler les différents axes routiers. Devenue un carrefour incontournable, la ville de Batna se développa rapidement [7] et plusieurs familles vinrent y vivre. Des commerçants sont venus de partout pour y investir et y travailler alors que des soldats restèrent après leur service pour construire leurs vies sur place. La ville était cosmopolite, il y avait des personnes d'origines et de confessions extrêmement diverses ( Chaouis, Kabyles, Mozabites, Soufis, Arabes ( originaires de diverses régions d'Algérie et d'autres pays, notamment du Maroc et de Tunisie, etc ), Africain, Kouloughlis, et toutes sortes de métissages entre ces différentes origines ethniques. Ils étaient Musulmans pour la plupart, mais il y avait également, avant la guerre d'indépendance, des Juifs d'Algérie et de nombreux Chrétiens également originaires de France (de Corse, notamment) de Malte, d'Italie, Sicile notamment, des Allemands, et même des Russes. À ce sujet, un proverbe contemporain dit : "Batna réussit à ses étrangers". Plusieurs confédérations d'autochtones étaient concentrées dans le vieux Quartier du Camp de la ville et de la Zmela alors que beaucoup d' Européens habitaient le quartier du Stand où vivait aussi des Musulmans Algériens de classe plus ou moins aisée, ainsi que quelques familles de Juifs d'Algérie.

Les écoles, le théâtre, l'hôpital, les cinémas, les jardins, les routes, les installations sportives, les immeubles d'habitation et d'administration, la gare, etc., toutes ces activités s'y sont développées et ces infrastructures ont été baties pendant cette période et restent fonctionnelles à ce jour. Il y avait aussi un aéroport de l'armée à Batna qui devenait de plus en plus stratégique du point de vue économique et militaire. L'hôtel d'Orient et d'Angleterre sera construit pour accueillir les touristes avant la Première Guerre mondiale, vers 1885. Quelques célébrités mondiales y ont séjourné comme John Wayne et Mohammed Abdel Wahab[8].

Batna devient en 1957, le chef-lieu d'un département qui porte son nom.

- Quelques familles pionnières

  • Pierre Tombini et Pierre Perego : deux soldats d'origine italienne, nés tout deux en 1826, revendirent( leur temps d'armée qui leur restaient) pour créer sur place une entreprise de transport entre Batna, Alger et la Tunisie mais aussi pour défricher la terre pour cultiver des produits agricoles qu'ils expédièrent avec leur propre moyens de transport.

Pierre Perego fut tué par des brigands au cours d'un transport , un convoi de plusieurs charrettes. Sa voiture de maintenance en queue de convoi avait été bombardée de pierres pour l'isoler du groupe et dévalisée. Les descendants de Pierre Tombini et Pierre Perego et de leurs épouses respectives Louise et Marie-Anne Merdiant, filles d'immigrant alsacien, restèrent à Batna de 1844 à 1962, soit quatre générations de transporteurs .Batna et ses alentours fut une fierté pour ces familles de pionniers et le restera dans la mémoire de leurs descendants

  • La famille Chikhi : Dès 1848, l'un des premiers arrivants fut Ali Chikhi, originaire du village d'Azrou Kolal, de la tribu des Beni Menguellet, Daira de Ain El Hammam Kabyle. Il s'établit d'abord à El Madher où il exploitera une ferme qui alimentera en fruits, légumes et lait toute la région et en particulier la ville de Batna; 60 % des batnéens ayant vécu entre 1890 et 1962 ont bu le lait des vaches de Ali Chikhi ou mangé de ses légumes et de ses fruits. Ali Chikhi a eu six garçons dont l'aîné était Med Larbi et le plus jeune Seddik, qui l'aidérent dans la gestion de ses terres. En fait il possédera une grande partie de la ville de Batna. Le quartier la "Cité Chikhi" porte son nom. Fort respecté par les chaouis dont il appris avec facilité la langue chaoui, lui-même étant Berbère Kabyle.

Révolution algérienne 

Mostefa Ben Boulaïd le Père de la revolution Algérienne.
« Groupe des six », chefs du FLN. Photo prise juste avant le déclenchement des hostilités le 1er novembre 1954. Debout, de gauche à droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf. Assis : Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'hidi à droite.

Mis à l'écart, laissés pour compte et souvent misérables, les citoyens de la ville se rebelleront contre les autorités françaises dès le début de la colonisation. Avant le génocide du 8 mai 1945, la résistance algérienne contre le colonialisme français s'organise et de nombreux Batnéens adhèrent au Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj, aux Oulémas algériens de Ben Badis, ou encore au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD).

Le 1er juin 1954, la réunion des 22 [9], décida que le déclenchement du djihad ait lieu à Batna. La première attaque de l'ALN en Algérie eut alors lieu dans la nuit de la Toussaint du 1er novembre 1954 quand plusieurs Batnéens dont Bouchemal, Bousseta et Mohamed Tahar Abidi, menés par Mostefa Ben Boulaïd, firent une incursion d'attaque dans la caserne de l'armée française à Batna et les poteaux télégraphiques furent sciés par les moudjahidines de la ville, c'est le début de la Révolution Algérienne[10],[11].

Plus de 500 personnes armées de Batna et des Aurès se soulèveront contre l'autorité coloniale ainsi que 1500 agents de liaison. Après une visite dans la région[12], François Mitterrand, ministre de l'Intérieur de l'époque, se rendit compte du danger que reprèsentait la détermination et le courage des Chaouis pour le devenir de l'Algérie Française. Il désigna alors Émile Vié comme sous-préfet des Aurès dans le but de "pacifier" ce peuple fier et héroïque, mais son plan fut un échec [13].

Fief de la Révolution, la région des Aurès, avec Batna comme capitale, Wilaya I de 1954 à 1962, constitua l'une des régions les plus actives durant la guerre d'Algérie[14]. De nombreuses personnalités militaires s'y distinguent tel que Mostefa Ben Boulaïd, membre important du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA) et « chef historique » du FLN[15]

Après l'indépendance 

La forêt de Bouhmama (Chélia) entre la wilaya de Batna et Khenchela .

De 1962 à 1965, Batna garda le découpage militaire de l'ALN : elle était le chef-lieu de toute la région des Aurès . Pendant ces toutes premières années de l'Indépendance, la ville a connu une croissance économique importante. Pendant le mandat du président Houari Boumédiène (1965 - 1979), plusieurs millions d'arbres seront plantés par les jeunes appelés de l'armée pour remplacer dans les montagnes avoisinant la ville (Kasrou, pic des cèdres ou Col de Telmet (forêt de Belezma), Bouarif, Mont Chélia, etc.) les arbres calcinés par les bombardements français. L'église de la ville fut détruite dans les années 1970 [16] pour être remplacée par une placette en marbre. Le Wali (préfet) ayant décidé cette destruction mourut tragiquement dans un mystérieux accident de la circulation quelques jours après la démolition de cet édifice religieux!

Dans les années 1970, la ville de Batna s'agrandira harmonieusement et se développera grâce au secteur industriel où plusieurs projets vont aboutir (complexes textile, cuirs, etc.) grâce à la contribution des entreprises de l'État ainsi qu'aux entrepreneurs batnéens. Malgré un régime socialiste, la vie à Batna était agréable à tel point que plusieurs cadres de l'État après une mutation à Batna décidèrent à cette époque d'y résider définitivement. Cependant, cette croissance sera brutalement freinée pendant l'ère du président Chadli Bendjedid (1978-1991), d'une part par la corruption naissante et vite généralisée et d'autre part par les conflits d'intérêts tribaux et le clanisme despotique ("بن عميس "). Alors que la ville commencait à manquer cruellement d'eau, de routes et d'espace, quelques travaux de prestige furent réalisés, comme la construction du stade omnisport du 1er novembre, face au cimetière de la ville, la rénovation du théâtre colonial de la ville, la réalisation de quelques cités d'habitations et de la maison de la culture ainsi que la salle de cinéma (le colisée), la gare routière, etc. C'est aussi pendant cette période que Batna voit sa territorialité administrative nettement amputée : elle n'est plus que le chef-lieu de la Wilaya de Batna qui ne comprend plus les départements de Khenchela, de Aïn Béïda, de Biskra et d' Oum-El-Bouaghi.

En 1992, Batna fut le théâtre d'affrontement entre l'Armée et les partisans du Front islamique du salut[17]. Plusieurs centaines de militants du FIS ont été tués ou exilés dans les camps du Sud, pendant ces évènements qui se sont déroulés lors de la période du président Mohamed Boudiaf. Par ailleurs, la ville de Batna paya un lourd tribu lors de la guerre civile avec plusieurs milliers de victimes en 10 ans.

Les grands travaux furent relancés petit à petit pendant la décennie noire. Ainsi, pour désenclaver les Aurès, l'ex-président algérien, Liamine Zéroual, décida en 1997 la construction de l'aéroport international Mostefa Ben Boulaïd, près du monument Medghassen. Il lancera aussi la construction du barrage de Timgad pour satisfaire la demande en eau potable de la région. La radio régionaliste de Batna fut créée à cette période et ses ondes couvrent aujourd'hui tous les Aurès.

Suite à la guerre civile, un exode des populations rurales, dans les années 2000, provoqua une brutale croissance démographique de la population batnéenne, ce qui provoqua une expansion anarchique de la ville, un étouffement de la circulation automobile[18], une flambée de l'immobilier mais surtout fera exploser la délinquance juvénile en cette fin des années 2000 [19],[20].

Fin 2007, Le président Abdelaziz Bouteflika accordera quelques projets pour la ville, comme le recouvrement des deux passages à ciel ouvert d'eaux usées qui traversent la ville{ref nécessaire} . La finition du grand barrage de Chemora dont la construction avait débutée en 1994 en est un[21]. pour le développement de l'agriculture.

Le soir du 8 septembre 2007, un attentat, revendiqué par Al-Qaida, eut lieu au centre-ville, visant Bouteflika, qui y échappa de peu. Il fit de nombreuses victimes : 19 morts et 100 blessés graves à Batna[22].

Pour désengorger le transport urbain de la ville de Batna, une étude de faisabilité pour un projet de tramway a été lancée en 2008[23]. Enfin, après plusieurs mois de conflit d'intérêts intra-municipal, des travaux, d'un coût de 200 millions de DA (20 M€), de bitumage des rues et ruelles de certains quartiers de la ville de Batna viennent d'être lancés en mai 2009 [24].

Université de Batna Hadj Lakhdar 

En 1990, le centre universitaire de la ville prit le statut prestigieux d'Université de Batna. L'université de Batna est classée deuxième en Algérie après Tlemcen. Elle occupe également le 45e rang en Afrique[25].

Dans ce cadre, une nouvelle Université devrait voir le jour à Batna, plus précisément à Fesdis dans l'ambition d'alléger les autres Universités de la Wilaya surchargées en ce qui concerne notamment les habitants de la ville de Barika comprenant 22 000 places pédagogiques et 22 000 lits pour la nouvelle cité Universitaire la jouxtant[26].En outre un stade de 10 000 places ainsi qu'une Piscine semi-Olympique devraient être créer.Sa mise en service devrait, elle, sauf retard, être prévue pour la rentrée scolaire 2010, d'après le journal algérien Le Financier [27].

Quartiers et axes de Batna 

Les adresses des rues sont les noms des Martyrs de la révolution algérienne.


Économie et industrie [modifier]

Les allées Ben Boulaid, ex allées Bocca à Batna
Oued aux environs de Batna, l'agriculture est importante dans la région de Batna

D'après la Chambre de Commerce de la Wilaya[28], La ville de Batna serait active à travers toute la wilaya. Plusieurs possibilités de formation sont offertes à l'Université de Batna ; il existe aussi neuf centres de formation professionnelle ainsi que des centres de formation privés. Plusieurs établissements privés proposent des connexions Internet. En matière de santé publique, il existe à Batna plusieurs centres hospitaliers privés et étatiques. Le secteur hydraulique tourne à plein régime afin d'alimenter la ville et ses alentours: 1.191,710 m3 sont ainsi fournis annuellement. La zone industrielle (Gadaine), couvre une superficie de 4 000 m2. Plusieurs usines fonctionnent et sont spécialisées dans différents domaines ( cuir, construction, pétrochimie, produits pharmaceutiques, métallurgie, etc.) 35 % des terres de la wilaya de Batna sont consacrées à l'agriculture. Plusieurs jeunes ouvrent des cybercafé ou Internet comme sources de revenu [29],[30].

Batna la festive

Vestiges à Timgad

La wilaya de Batna est connue pour accueillir le Festival de Timgad chaque été au mois de juillet. Ce festival est de renommée internationale. De nombreux artistes y sont conviés. Ceux-ci viennent du monde entier (majoritairement d'Afrique, d'Europe et d'Amérique (France, Angleterre, Canada, Mexique, etc.).

La musique arabe y est représentée dans toute sa splendeur avec des artistes venus d'Égypte, du Liban, de Palestine, d'Irak, du Maroc, de la Tunisie, de la Turquie... Tout ceci fait de ce festival un moment de joie, de gaieté et de convivialité. Pour le plus grand bonheur des batnéens et des touristes qui font le déplacement pour l'occasion. Le festival se déroule dans le théâtre des ruines gallo-romaines de Timgad, qui sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui contribue à sa grande renommée.

Tourisme 

Lambèse (Algérie)
Timgad, vue d'ensemble, construite en 100 ap. J.-C par les Romains
Mausolée de Mostefa Ben Boulaïd à Arris
Mausolée de Mostefa Ben Boulaïd à Arris près de Batna ,le Père de l'Algérie

Un Français en visite à Batna succomba au charme de la ville. En revenant en France, il lance son caramel Crema Batna dans le marché français.

  • Le mausolée de Madracen date de 300 ans avant J.C. Il s'agit d'un monument numide et du plus ancien mausolée de l'Algérie [5].
  • Timgad fut la principale capitale romaine dans l'Afrique sous Trajan.
  • Lambèse, ancienne capitale Numide en Afrique du Nord, elle sera transférée à Cirta en 315.
  • Les vestiges de Diana Veteranorum Zana Amellalet (ou Zana El-Baïda), l'arc de triomphe de l'empereur romain Macrin.
  • N'gaous, ancienne ville romaine.
  • Le site de Merkouna est l'endroit où repose la reine Kahina.
  • Les dolmens de Chemora, et de Seriana.
  • Le massif montagneux de Belezma, le Ksar des Mazatas et l'ancienne ville et capitale Tobna.
  • Le bassin romain d'Arris.
  • La splendeur des grottes Troglodytes de Ghoufi, Maafa, etc[31],[32]
  • Plusieurs greniers qui servent à garder la nourriture qui date de milliers d'années.
  • Les gorges majestueuses d' El Kantara entre Batna et Biskra.
  • La tapisserie et la bijouterie berbère.
  • L'ancienne ville de Maghra
  • La place commémorative du déclenchement de la révolution en Algérie à ElMdina, ainsi que les 2 statues dédiées à la mémoire de Mostefa Ben Boulaïd et de Mohamed Tahar Abidi (Colonel El Hadj Lakhdar), mais aussi le musée du Moudjahid et de l'Armée.
  • Le Mausolée dédié au Père de l'Algérie Mostefa Ben Boulaid dans la commune d'Arris.
  • L'hôtel d'Orient et d'Angleterre.
  • Le quartier du Stand et les allées Ben Boulaid.
  • Le quartier du Camps.
  • Le théâtre de la ville.
  • La maison de la culture et la bibliothèque de Batna.

La ville de Batna et sa région disposent aujourd'hui de plusieurs hôtels *** et restaurants.

Activités sportives 

Logo du club MSP Batna
Emblème du club de football MSP Batna crée en 1962
Embleme du club CA Batna
Emblème du club de football du CA Batna, l'un des tout premier club du pays

La ville organise plusieurs activités liées aux divers domaines sportifs (marathon, cyclisme, tournois sportifs, scouts, etc)[33].

  • Clubs de football
    • Le CA Batna a été créé en 1932. Ce club accède de nouveau à la division 1 du championnat algérien en 2009 [34].
    • Le MSP Batna a été créé à l'indépendance de l'Algérie en 1962. Le MSP Batna accède en division 1 du championnat en 2008 [35].
    • L'AS Batna avant 1962.
  • Batna est la seule ville avec Alger à posséder deux clubs en Première Division du Championnat de Football Algérien à savoir le CA Batna et le MSP Batna, le premier qui réaccède à la Première Division après 2 ans en Deuxième Division et le second qui reste en Première Division pour la deuxième année consécutive.Rappelons que le MSP Batna à accéder à la Première Division, après 41 ans en divisions inférieures, lors de l'exercice 2008-2009[36],[37],[38],[39].
  • Basketball : l'Olympique de Batna créée en 2004.

Activités artistiques et culturelles 

Batna est la ville d' artistes très connus. Mohamed Demagh a survécu après un bombardement de l'aviation français lorsqu’il était au maquis dans les Aurès sous le commandement de Mohamed Boudiaf où 35 de ses coéquipiers ont péri. Il a refusé de faire l'Indochine. Après les attentats du 11 septembre. Mohamed Demagh en hommage aux victimes de cet attentat, il a créé une œuvre à partir de débris de bombe qui datent de la Guerre d'Algérie. L'art de la catastrophe est purement batnéen[40]. Une élite d'artiste est formée et d'autres sont autodidactes ; plusieurs articles de la presse nationale décrivent les diverses occasions d'expositions et d'activités artistiques de la ville et de la région des Aurès[41]. La maison de culture organise chaque semaine des activités culturelles ainsi que le théâtre de Batna. Batna est réputée pour l'organisation de plusieurs événements culturels (expositions d'œuvres d'art, congrès, etc). En 2007, la ville a célèbré la semaine culturelle, qui se déroule chaque année. Lors de cette semaine, plusieurs activités culturelles se sont produit pour commémorer le festival d'Alger capitale de la culture Arabe.

Littérature 

La grande romancière suisse Isabelle Eberhardt a habité Batna dans le quartier de Zmella. En 1900, le commandant de la Subdivion de Batna à l'époque coloniale expulsa l'écrivaine de la commune d' El Oued et réintégra son mari à Batna [42]. Sa maison a été transformée en dépotoir après l'indépendance [43].

Plusieurs auteurs batnéens ont écrit des livres comme Nadia Chabani, El hachemi Saidani, Mohamed Nadir Sebaa, Abderezzak Hellal, Beïda Chikhi est Docteur d’État et professeur à la Sorbonne.

Plusieurs auteurs d'origine française ont écrit des livres qui traitent des thèmes liées aux Aurès et à la ville de Batna comme

Jean-Pierre Marin, Jean-Noël Pancrazi, Liliane Raspail, Liliane Amri, Jean Pèrés et Delessert Eugène, etc.

Claude- Pierre-Hypoplyte Polain, il fut historien, il est mort le 17 mars 1876 à Batna[44].

Anna Gréki, elle est écrivain et militante de la cause du Front de libération nationale (Algérie)[45].

Les auteurs comme Redha Malek, Ali Merouche, Mostapha Bakkouch, Amar Mellah, Merarda Mostefa Bennoui, etc., ont écrit des livres documentaires et historiques. La poésie arabe : L'illustre et grand poète Mohamed Laid Al Khalifa et Mohamed el akhdar el Saihi ont écrit plusieurs poèmes sur la ville de Batna et les Aurès.

Mohamed Hamouda Bensai était essayiste [46].

Art plastique 

La ville de Batna possède une école des beaux-arts, mais ne possède pas de galerie d'art. Plusieurs artistes ont eu leurs diplômes et continuent à exercer dans le domaine des arts [47].

  • Sculpture
    • Mohamed Demagh
    • Bensaid Mohamed Nadjib fondateur de l'association prisma des artistes peintres de Batna [47].
    • Leila Ameddah[48]
  • Peinture

Plusieurs artistes vivent à Batna, comme Oussama Bounouara. D'autres sont morts comme Abdou Tamine, Chérif Merzougui ainsi que Boughrara Abdelali.

Musique 

  • Plusieurs groupes de musique issus de la ville de Batna ou des alantours ont fait rêver plusieurs algériens pendant plusieurs années [49] notamment les groupes EsSaada, fondés entre autres par Kamel Chikhi, Amira Ameur, Abderzak Chikhi. La Troupe EsSaada n'était pas seulement un orchestre mais aussi une école de formation d'acteurs de theâtre, plusieurs pièces ont été créées dans les années 60. L'orchestre que dirigeait le maestria Kamel Chikhi a aussi été une vraie école de musique. C'est de ce creuset qu'a émergé Youcef boukentach et bien d'autres jeunes qui ont fait le bonheur des batnéens. Il y a aussi les troupes de Rahaba, le Diwan ainsi que la fameuse troupe d'el Bahja du malouf qui a pour chef( hachani youcef dit hamid), le chanteur Mohamed l'Ourassi qui est le chanteur le plus ancien de la ville de Batna. Plusieurs chanteurs ont abondonné la scène médiatique après avoir eu un grand succès en Algérie comme Youcef Boukhantech, Le groupe Kahina avec Bouamra, Hakim el Batni, Nezzar Nouari et Jamel Bensbaa.

Actuellement, Il y a des chanteurs qui chantent en dialecte chaoui comme Katchou, Massinissa et Houria Aïchi .

  • Batna possède un institut régional de musique également très réputé et d'où sortent aujourd'hui de jeunes artistes et de jeunes groupes tels que Tafert par exemple.

Personnalités batnéenes 


Jumelage 

  • Drapeau de la France Rouen (France)

Personnalités étrangères natives de la ville de Batna 

  • Jules Carde est né à Batna en 1874, il a occupé le poste de gouverneur général de l'Afrique occidentale française et de l'Algérie française.
  • Pierre Albertini, homme politique français
  • Jean Pérès, maire de la ville.
  • Alfred Malpel, maire de Batna et président du club sportif l'AS Batna[57].
  • Fourrier Marcel, Avocat à la Cour, rédacteur en Chef de Libération. Il est né le 11 août 1895 à Batna [58].

Diaspora batnéene 

L'un des plus grands percussionnistes du Monde, Guem est natif de Batna. Il a immigré jeune vers la France en 1960[59]. Guem a réalisé plus de 25 albums. Heddy Maalem danseur en France, il est natif de Batna[60].Autre percussionniste d'origine Batnéenne, Amar Chaoui né à Montreuil et considéré par beaucoup comme le meilleur percussionniste de la Planète[61].

Une forte communauté immigrée rejoint Batna tous les étés. Cette communauté immigrée est issue de l'immigration chaouis vers la France dans les années 1950-70. En effet de nombreux jeunes hommes chaouis sont venus travailler en France et ont ainsi constitué des communautés chaouis dans de nombreuses villes industrielles. Ainsi des villes comme Tourcoing, Rouen, Givors, Lyon, Marseille, et toute l'Île-de-France constituent des foyers de familles chaouis. Plusieurs associations chaouis existent en France[62].

Gastronomie 

Les plats typiques de la ville de Batna et sa région sont :

  • Bounarine : gratin à base de viande d'agneau hachée et d'oeuf. Préparation très particulière.
  • Bouadane : boyeau d'agneau (boudin) farci de viande d'agneau hachée et de condiments. Se fait à l'Aid El Adha.
  • Boulfaf : foie d'agneau aux aromates enveloppé de graisse d'epiploon. Se fait à l'Aid El Adha.
  • Berboucha bel'hemm (ettam, couskssi) : couscous au gigot d'agneau et aux légumes.
  • Berboucha bel hlib, guedid oul kabouya : couscous à la sauce lactée aux légumes (potiron) et à la viande salée séchée. Plat hivernal typique des familles modestes.
  • L'Aïch el Har bel gueddid : gros grains de semoule à la sauce rouge pimentée et à la viande salée séchée. Plat hivernal.
  • chakhchoukha : feuilles de pate cuite à la sauce rouge, au bœuf et poulet.La plus belle spécialité des Aurès et inventée par les Chaouis.
  • Variétés de Galettes : El Qassra (au levant), Rekhsiss (sans levant), Laghrayef (Baghrir), El Msemnettes (Msemen), Errougag
  • El Mahjouba : feuilles de pate cuite farcies aux condiments, ail, oignon, tomate et piment.
  • Oum Erzayem : Rekhsiss emietté à la sauce aux légumes (tomate, oignons, pommes de terre) et arrosée de beurre fondu ou smen. Jadis plat du pauvre, aujourd'hui plat de luxe car peu de jeunes Batnéennes savent encore le faire.
  • Kessra oudchicha : feuilles de pate cuite émiettées noyées dans une sauce rouge à base de blé concassé. Jadis plat du pauvre, aujourd'hui plat couru par les connaisseurs.
  • Zirawi ou Erfis Ezziraoui : c'est une spécialité locale fort prisée par les batnéens. C'est un agrégat fait de semoule cuite en galette dure, écrasée pour en faire une fine pâte imbibée de miel, de smen et soupoudrée de noix concassées. Le principe veut que ce produit soit mis en jarre pendant six mois pour que le miel imbibe totalement la pâte et que le smen descende au plus bas de la jarre. De nos jours, la préparation est plus rapide et le produit étant tellement bon que personne ne resiste à en manger avant la fin de la préparation. Un peu de petit lait ou de lait crû accompagne Erfis Ezziraoui;
  • El Mermez : plat à base d'orge;
  • El Harchaya : galette à base d'orge, s'accompagne avec du petit lait.
  • Patisserie traditionnelle : Ez'rir, Erfiss, Lebradj Erbii, Tamina ou Rouina (se sert soit au miel et au beurre, soit au lben, soit à l'eau).
  • plats importés de Constantine et adaptés localement : Trida, Tadjine lahmar (lahlou), ljéri.

Parcs et jardins 

  • Le parc de Kadri à Fesdis, il offre un espace de jeux et de tranquillité pour les familles.
  • Le parc d'attractions Lombarkia Park à l'intersection sur la route Batna-Sétif, Batna - Constantine, il offre un espace de jeux et de tranquilité pour les familles.
  • Le parc zoologique d'El Madher.
  • Les jardins publics des allées Mostefa Ben Boulaïd.
  • Le jardin du 1e Novembre 1954.
  • À proximité de la ville de la ville de Batna, on trouve le parc de Kasrou, Fesdis
  • En dehors de la ville, s'offre plusieurs parcs comme Belezma.

Cimetières 

  • Cimetière des martyrs de la révolution algérienne.
  • Cimetière des musulmans.
  • Cimetière des chrétiens et des juifs.
  • Cimetière chinois

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